Avant de construire un programme, j'observe la posture de chaque nouveau client : debout, de face, de profil, parfois de dos. Ce bilan simple, sans matériel lourd, oriente les premiers exercices et les points de vigilance.
En bref
- Objectif : repérer les déséquilibres musculaires avant de construire le programme.
- Durée : quelques minutes, intégrée à l'évaluation personnalisée de 60 minutes.
- Méthode : observation de face, de profil et de dos, sans machine.
- Résultat : une base pour adapter les premiers exercices, pas un diagnostic médical.
Pourquoi je regarde la posture avant de commencer un programme ?
La posture debout donne des indices sur la façon dont un corps a compensé : des années de bureau, de sport ou d'anciennes tensions. Un déséquilibre repéré tôt permet d'adapter les premiers exercices et d'éviter d'aggraver une tension déjà présente. Ce n'est pas un examen médical : c'est une photo de départ, utile pour construire un programme qui correspond à votre corps, pas à un programme standard.
Comment se déroule le bilan, concrètement ?
Le bilan se fait debout, en tenue confortable, pieds nus. J'observe trois angles :
- De face : position des pieds, des genoux, alignement des hanches et des épaules.
- De profil : courbures du dos, position du bassin, des épaules et de la tête par rapport à l'axe du corps.
- De dos : symétrie des épaules et des hanches, complément utile à la vue de face.
Quels déséquilibres reviennent le plus souvent ?
Deux schémas de compensation reviennent fréquemment chez les professionnels du mouvement. Le premier touche le haut du corps : épaules qui partent vers l'avant, tête qui avance, haut du dos qui s'arrondit. C'est souvent lié à de longues heures assis, devant un écran. Le second touche le bas du corps : bassin basculé vers l'avant, creux du bas du dos plus marqué, genoux qui se verrouillent en arrière. Chacun de ces schémas oriente des exercices différents : renforcement du haut du dos et des fessiers dans le premier cas, gainage et mobilité de hanche dans le second.
Qu'est-ce que ce bilan change pour votre programme ?
Le bilan ne remplace pas un diagnostic médical. Il sert à choisir les premiers exercices, à écarter certains mouvements en début de programme et à fixer des points de repère qu'on peut revoir plus tard. Un client avec des épaules avancées commencera par du renforcement du dos avant un développé couché lourd, par exemple. C'est une base de travail, pas une étiquette figée : la posture évolue avec l'entraînement.
Faut-il un bilan postural si je n'ai pas mal ?
Oui. L'objectif n'est pas de traiter une douleur, mais d'éviter d'en créer une en construisant un programme mal adapté. La plupart des clients qui commencent un accompagnement n'ont pas de douleur : le bilan sert justement à garder les choses ainsi. En cas de douleur déjà présente ou de pathologie connue, un avis médical reste la première étape avant de commencer un programme.
Comment se passe la suite ?
Ce bilan fait partie de l'évaluation personnalisée de 60 minutes : entretien sur vos objectifs, composition corporelle et bilan postural. Le programme est construit à partir de ces trois éléments. Pour voir à quoi ressemble une première séance, notre article sur la première séance avec un coach sportif à Paris détaille le déroulé.
Questions fréquentes
Un bilan postural fait-il mal ?
Non. C'est une observation visuelle, sans manipulation forcée ni exercice difficile. Ça prend quelques minutes.
Le bilan remplace-t-il une consultation chez un kiné ou un médecin ?
Non. C'est un repère pour construire un programme d'entraînement, pas un diagnostic médical. En cas de douleur ou de pathologie, un avis médical reste nécessaire.
Est-ce que ma posture va vraiment changer avec l'entraînement ?
Beaucoup de déséquilibres liés à la position assise ou à un manque de renforcement s'améliorent avec un programme adapté et de la régularité. Les résultats varient selon les personnes et l'ancienneté du déséquilibre.
Faut-il refaire ce bilan régulièrement ?
On revoit généralement les points de repère après plusieurs semaines d'entraînement, pour ajuster le programme si besoin.
Sources
- American College of Sports Medicine, A Fitness Professional's Introductory Guide to Assessing Static Posture: Part I
- American College of Sports Medicine, A Fitness Professional's Introductory Guide to Assessing Static Posture: Part II
À propos de l'auteur : Louis Fabre est ancien joueur de tennis (Roland-Garros, NCAA Division I à Texas Tech), titulaire d'un double master en préparation physique et en nutrition sportive, avec plus de 10 ans d'expérience de coaching et plus de 2 000 clients accompagnés.









